"Le Journaliste et l'assassin" - Janet Malcolm

"Le récit de Janet Malcolm est passionnant et mérite d'être considéré comme un classique" - Emmanuel Carrère, écrivain, auteur notamment de L'Adversaire (P.O.L, 2000) et Limonov (P.O.L, 2011, prix Renaudot).

 

Le 17 février 1970, aux États-Unis, deux jeunes filles et leur mère enceinte sont retrouvées assassinées dans l’appartement familial. Le père, Jeffrey MacDonald, s’en sort avec quelques blessures légères. Blanchi dans un premier temps, l’homme est rattrapé par l’affaire quelques années plus tard. Il croise alors la route de Joe McGinniss, un célèbre écrivain-journaliste en quête d’un nouveau best-seller. Les deux hommes s’entendent sur un projet de livre. À l’annonce du verdict qui condamne MacDonald à trois peines de prison à vie, McGinniss fond en larmes, comme tous les membres de la défense. Incarcéré, MacDonald entame une longue correspondance avec son « ami » écrivain qui, de son côté, ne manque pas de lui témoigner son affection. Quatre ans plus tard, McGinniss publie son livre. MacDonald y est dépeint sous les traits d’un meurtrier psychopathe. Stupéfait, ce dernier décide d’intenter un procès à l’écrivain-journaliste.
Janet Malcolm nous plonge au coeur de cette folle histoire et s’interroge sur l’écriture, la trahison et la complexité des rapports entre l’auteur et son « sujet ». Sa réflexion nous conduit notamment à De sang-froid, le chef-d’oeuvre de Truman Capote. Considéré outre-Atlantique comme un classique, Le Journaliste et l’Assassin est classé parmi les cent plus grands ouvrages de non-fiction de la Modern Library (Random House).

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Lazare Bitoun.

" (...) On a rarement analysé avec autant de vigueur, de subtilité et de vivacité narrative les relations tordues qui peuvent s'établir entre un auteur et son sujet" - Emmanuel Carrère, écrivain, auteur notamment de L'Adversaire (P.O.L, 2000) et Limonov (P.O.L, 2011, prix Renaudot).  

"Un grand classique de ce que les américains nomment "literary nonfiction" : des histoires vraies magnifiquement racontées" - Nicolas Demorand (Le Supplément, Canal +)

"Une formidable enquête" - Augustin Trapenard (Magazine ELLE)

"Edifiant de bout en bout" - Libération / Next.

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Janet Malcolm est écrivain et journaliste pour le New Yorker. Auteur de nombreux ouvrages dont Tempête aux archives Freud (PUF, 1986) ou encore Reading Chekhov: A Critical Journey (2002), elle est une figure majeure du paysage littéraire américain.

 

"Le Style paranoïaque" - Richard Hofstadter

Loin de se résumer à des affrontements rationnels, la vie politique moderne est aussi en proie à des pathologies telles que la paranoïa et les théories du complot. Aux États-Unis, la hantise d’une conspiration contre le peuple américain possède une longue histoire. Témoin privilégié du maccarthysme et de l’émergence d’une droite radicale, l’historien Richard Hofstadter publie en 1964 un essai sur l’existence d’un « style paranoïaque » dans la politique américaine. Aujourd’hui, la résurgence d’une droite extrême aux États-Unis, particulièrement active sous la présidence d’Obama, offre une saisissante actualité au Style paranoïaque, récemment classé parmi les cent livres de non-fiction les plus importants du xxe siècle en langue anglaise (Time Magazine). 
Satire d’un discours extrémiste aux accents apocalyptiques, l’ouvrage offre une plongée au coeur de la psyché américaine contemporaine qui reste hantée par le complot, de l’assassinat de Kennedy au 11-Septembre en passant par les romans de Philip Roth, Thomas Pynchon ou Don DeLillo. Au-delà, Le Style paranoïaque nous éclaire sur les pathologies qui menacent les démocraties européennes contemporaines.

Préface de Philippe Raynaud. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Julien Charnay.

 

 

Richard Hofstadter (1916-1970), professeur d’histoire à Columbia University (New York), fut deux fois lauréat du prix Pulitzer.

"Un refuge dans ce monde impitoyable" - Christopher Lasch

Pourquoi la vie de famille est-elle devenue si difficile, le mariage si fragile, les relations entre parents et enfants si hostiles et acrimonieuses ? Inquiet devant la désagrégation de la cellule familiale, Christopher Lasch l’est tout autant face à l’essor des politiques publiques censées y apporter remède. L’histoire moderne de la famille est celle de l’emprise croissante de ces « médecins au chevet de la société », travailleurs sociaux, psychologues, spécialistes du développement de l’enfant et autres conseillers conjugaux venus s’immiscer dans l’éducation des enfants et la vie de couple. Christopher Lasch fustige ici avec une ironie cinglante l’idée que la famille puisse encore constituer un refuge : l’inviolabilité du foyer est une imposture dans une société fondée sur la marchandisation généralisée et les médias de masse.
L’étude de la famille moderne offre ainsi une formidable illustration de la perte d’autonomie du sujet, dont les traits de caractère – infantilisme, peur panique de la solitude, coupure avec le passé, absence de vie intérieure – semblent plus compatibles avec les régimes totalitaires qu’avec la démocratie.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Frédéric Joly. 

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Christopher Lasch (1932-1994), historien et sociologue, est notamment l’auteur de La Révolte des élites et de La Culture du narcissisme.